Vincent Van Quickenborne, l'un des trois locataires du SPF Economie, n'est pas ministre de l'entreprise et de la simplification administrative. Non. Il est le ministre pour l'entreprise et la simplification. Une coquetterie linguistique grâce à laquelle il espère sans doute convaincre les électeurs de son engagement en faveur des petites entreprises et de son anti-conformisme. Il est tellement dans l'air du temps, Vincent. Son iPhone, son site web... Pour trouver ses services sur la toile, il faut pianoter quickonomie.be. Faut-il comprendre qu'il incarne désormais à lui seul le ministère ? Qu'à force de réclamer une réduction du nombre de fonctionnaires, il en est désormais le seul occupant ? La fausse modestie, en tout cas, ce n'est pas son truc, à Vincent. Qui a compris le potentiel de son patronyme. Quickie, Van Quick, Quickonomie... il se décline désormais en diminutifs, logos et produits dérivés. A quand les pin's "I love Quickie" ? Ou même: "Quickie for president". Car gageons que le libéral flamand a des hautes ambitions. Et dans un parti où on peine à entrevoir une relève, un jeune populiste aux dents longues dans son genre a toutes les chances d'émerger.
Colonel Moutarde
jeudi 23 avril 2009
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