vendredi 27 novembre 2009

Le parti populiste de Modrikameneke

Comme pouvait le laisser transparaître ses allures de tribun et son discours anti-politique, le parti populaire (PP) lancé par Mischaël Modrikamen et Rudy Aernoudt est un parti de droite dont le discours (programmatique?) tient du slogan.
"Les enfants n'appartiennent pas à la ministre de l'Enseignement mais à leurs parents", imposition des revenus professionnels soit disant "plus équitable" à 0, 19 et 29%, "sécurité partout", "justice efficace et rapide", "allègement des structures de l'Etat", "diminution de 62 à 22 du nombre de ministres".
C'est en matière d'immigration que le pépé laisse entrevoir son extrême droititude même si son discours très habile le préserve (à ce stade?) de pouvoir être classé parmi les partis racistes. Modrikamen and co ne sont pas (encore) comparables à cet égard à feu le FN belge et c'est peut-être là que se situe le danger. S'il parvient (mais parviendra-t-il vraiment?) à trouver pour son parti populaire des candidats populaires, peut-être séduira-t-il un nombre important d'électeurs qui le jugeront fréquentable. Car le populisme et le slogan ont la cote.
Il ne sera cependant pas difficile de répondre par des slogans aux slogans de ce nouveau chevalier blanc. Ainsi, si selon Modrikamen il revient aux étrangers de s'adapter à nos valeurs, il appartient à notre société d'inculquer aux "immigrés" nos "socles de belgitude" et il est du devoir de la collectivité de barrer la route aux "valeurs arriérées" que certains de ces "immigrés" véhiculent, il lui sera aisément opposable d'énoncer que c'est son combat d'arrière-garde en faveur d'un capitalisme outrancier qui véhicule des valeurs arriérées autant que le modèle sociétal qu'il prône, lui-même importé en (extrême) droite ligne d'une Amérique qui laisse pourtant, elle, poindre un début de perplexité par rapport à son évolution.

Durum

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