samedi 14 février 2009

Laurent Arnauts, organisateur de la théorie du grand complot

Il est de ces trajectoires qui peuvent paraître rocambolesques mais qui, à y regarder de plus près, transpirent de cohérence. Ainsi en va-t-il du parcours de Maître Laurent Arnauts.
Frais émoulu du Barreau en 1996, il défend les intérêts de la famille Benaïssa en pleine affaire Dutroux. Fin communicateur, il séduit les médias totalement pris dans la tourmente de l'affaire Dutroux qui alimente les hypothèses les plus farfelues dont celle des réseaux, défendue par Maître Arnauts.
Quelques années plus tard, il fonde "Le journal du mardi", organe de presse réputé progressiste, anti-establishment, plutôt fâché avec le capitalisme.
Or, il y a un an, Laurent Arnauts retrouve sa robe d'avocat qu'il porte depuis pour le compte du cabinet Modrikamen, défenseur des "petits actionnaires" (dont quelques gros poissons et même une société d'un paradis fiscal).
Adepte depuis ses débuts de la théorie du grand complot, il n'est finalement pas étonnant de voir Laurent Arnauts, fin manipulateur, suivre un tel parcours. Co-initiateur de la théorie des réseaux à la fin des années nonante, il emmène, quelque temps plus tard, son comparse Michel Bouffioux, journaliste (?) poujadiste au sein du Journal du Mardi dont il assumera la direction. Né de la théorie des réseaux, ce magazine n'aura cessé, à ses débuts, de vouloir débusquer le grand complot organisé par l'establishment à l'endroit des précarisés de la société.
Aujourd'hui, Laurent Arnauts poursuit sa route, en laissant croire, dans la foulée de Modrikamen, que l'Etat a eu raison de Fortis qui s'était pourtant écroulée toute seule avant que le contribuable n'intervienne pour éviter sa faillite.

Durum

1 commentaire:

Anonyme a dit…

c'est marrant n'empêche de parler de grand complot... en restant anonyme