mercredi 3 décembre 2008

Standard champion... de la censure aussi

Six mois après avoir conquis un titre de champion de Belgique qu'il attendait depuis vingt-cinq ans, le Standard vient de remporter sa quatrième victoire d'affilée en Coupe d'Europe, se qualifiant pour les 16ème de finale de la Coupe de l'UEFA.
La sympathie qu'inspirent le club liégeois et son public ne peuvent cependant masquer le malaise éprouvé face aux méthodes du club pour museler les médias qui choisissent de dépasser le stade de l'exaltation journalistique.
C'est ainsi que depuis un sujet réalisé par le JT de la RTBF sur Lucien D'Onofrio, le vice-président du Standard, condamné en France à 2 ans de prison dont six mois fermes (qu'il n'exécutera pas comme le veut la tradition pour les courtes peines) pour des transferts suspects en sa qualité d'agent, le Standard interdit à toute l'équipe d'accorder des interviews à la radio-télévision de service public.
On en parle peu mais ce genre de pressions visant à empêcher les journalistes d'exercer leur métier avec le regard critique qui est censé s'imposer est monnaie courante dans le milieu du football. La famille Bayat a usé de méthodes parfois violentes notamment à l'endroit de Foot Magazine.
Et ce n'est certainement pas de l'Union belge qu'il faut attendre l'exemple à montrer en matière de probité. Là, le panier de crabes qui dirige la maison football Belgique a décrété un boycott de la RTBF-Télé, lassé par les critiques du sulfureux Stéphane Pauwels. L'entraîneur des Diables rouges réserve lui, pour des raisons commerciales, ses seules interviews télévisées en français à RTL depuis 2006.
Dans la presse écrite, rares sont les échos qui dénoncent cette situation. On préfère probablement botter en touche.

Durum

4 commentaires:

George Best a dit…

1) Est-ce propre au football ? Les professionnels de la presse qui subissent des pressions ou qui sont black-listés, ceux qui confondent journalisme et porte-parolat, ceux qui font copain-copain sont également monnaie-courante dans le monde politique, économique ou culturel, me semble-t-il. Mais là, c'est beaucoup plus feutré. Question d'éducation (et de légitimité ?), sans doute...
2) Et puis, pourquoi les "journalistes" sportifs (est-ce vraiment du journalisme ?) scieraient-ils la branche sur laquelle ils sont assis ? On ne leur demande pas de réfléchir, ils sont simplement engagés pour créer du "temps de cerveau disponible", pour vendre des pubs, du papier, et accessoirement pour faire rêver.
3) Faut-il vraiment se plaindre de ne pas devoir subir à longueur de saisons les mêmes platitudes débitées par la plupart des footballistes, aussi talentueux soient-ils ?
4) Cela étant dit, la victoire du Standard était somptueuse ! Quel festival !

Durum a dit…

au quidam que définitivement je qualifierais de fan des Wedding (et de foot):
a) ce n'est pas propre au football, mais dans ce secteur, c'est caractérisé
b) ce n'est pas parce que 80% des journalistes sportifs ont cette vision de leur métier qu'il faut ignorer les autres
c) l'interview dépend aussi beaucoup de la question qu'on pose
d) il est vrai que ces mafioso savent soigner le spectacle

Anonyme a dit…

c) BEEEEEE-VE-REN !

Anonyme a dit…

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