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samedi 17 octobre 2009

Anne-Marie Lizin ouvre un Bureau d'accueil pour femmes battues au Sénat

L'ancienne présidente du Sénat Anne-Marie Lizin, suspendue il y a quelques mois du parti socialiste, est venue au secours de l'ex-chef de groupe MR dans la même assemblée, Christine Defraigne, défenestrée cette semaine pour insubordination. "Je voudrais commencer mon intervention en saluant une chef de groupe que j’ai beaucoup appréciée pour son travail et, plus particulièrement, pour sa dernière proposition (relative à l'interdiction de la burka) qui, je l’espère, poursuivra son chemin. Le machisme est a son comble, dans les partis politiques. Elle en est victime et c’est dommage", a indiqué Mme Lizin en plein débat sur la déclaration de politique générale.

En politique, les retournements de situation sont légion. On se souvient que Mme Defraigne avait flingué l'ex-maïeure hutoise lorsque celle-ci, alors présidente du Sénat, était venu demander un geste à une magistrate dans une affaire de droit familial concernant une femme qu'elle présumait malmenée. S'excusant d'avoir franchi les limites de la séparation des pouvoirs, Mme Lizin avait pu conserver son perchoir, en dépit des attaques de la mère Defraigne. Elle ne semble aujourd'hui plus tenir rigueur à la fougeuse sénatrice MR de sa spectaculaire sortie de l'époque. Un front des passionarias liégeoises est-il en train de naître sous les ors du Sénat?


Durum

mercredi 23 septembre 2009

Le MR et l'hypocrisie laitière (bis)

Le lait fait tourner le MR qui tentant de s'extirper de la mauvaise stratégie de communication de sa très soupe au lait ministre de l'Agriculture Sabine Laruelle a plaidé lundi en Bureau de parti en faveur d'une plus grande régulation. Pourtant, le 17 septembre dernier, les députés européens Louis Michel et Frédérique Ries ont refusé de s'alligner sur la proposition du socialiste Marc Tarabella qui suggère de geler l'actuelle augmentation des quotas décidée par la Commission. En voulant le beurre et l'argent du beurre, on en viendrait à l'avenue de la Toison d'Or à faire sourire la crèmière.

Durum

lundi 14 septembre 2009

Le putsch de Didier Reynders

C'est un véritable coup d'Etat qui vient de se dérouler au Mouvement Réformateur (MR). Sérieusement mis en cause à l'intérieur du parti, le président Didier Reynders a repris la main ce lundi en prenant ses adversaires par suprise, avec la maestria d'un Nasser nationalisant le canal de Suez.
La motion de la petite composante MCC, qui a réclamé ce week-end l’organisation immédiate d’une élection présidentielle, a servi de prétexte. Didier Reynders a frappé vite, il a frappé fort. Profitant de réunions du parti auxquelles ne participaient ni Louis Michel (en déplacement à Strasbourg), ni Charles Michel (au Congo), il s'est promptement fait reconfirmer à la présidence. A l'"unanimité", a-t-il déclaré aux médias. En réalité, la décision a été prise par consensus, sans vote, ont maugréé quelques récalcitrants impuissants. Qu'à cela ne tienne: Didier Reynders est désormais bien arrimé à la tête du MR – et il deviendra très difficile pour le clan Michel, qui n'a même pas encore osé afficher publiquement son opposition, de renverser la tendance. Pas sûr en tout cas que ce mini-putsch suffise pour calmer les tensions...
Une reconfiguration logique du paysage politique belge verrait la scission du MR: les partisans du libéralisme social michelien d'un côté, les tenants du libéralisme pur et dur à la Reynders de l'autre. Dans ce scénario, ces derniers fusionneraient avec le nouveau Parti populaire (PP) de Mischaël Modrikamen. Mais il est peu probable que messieurs Modrikamen et Reynders, ennemis jurés sur le dossier Fortis, envisagent un jour de former une alliance.

Colonel Moutarde

lundi 8 juin 2009

Les hypocrisies à géométrie variable des candidats aux européennes

La coutume veut que les sommités placées en tête de listes par les partis belges aux européennes se souviennent, au moment d'assurer leurs responsabilités d'eurodéputés, qu'ils avaient d'autres engagements. Les politiciens ont beau rappeler que "l'Europe, c'est important", ils préfèrent taper dessus depuis l'extérieur que la faire depuis le dedans.
Le degré d'hypocrisie des intéressés varie toutefois dans des proportions qui peuvent devenir comiques. Ainsi, Louis Michel, tête de liste du MR, avait-il ouvertement clamé sa prétention de jouer un rôle providentiel en Belgique, en n'excluant pas de devenir le prochain ministre-président wallon. C'est raté pour Big Loulou, qui terminera sans doute sa carrière au cimetière des éléphants à Strasbourg. Trop dur pour lui: il devra voter pendant cinq ans des des sujets sans aucune importance, comme les objectifs européens de lutte contre le changement climatique ou la réforme de la finance internationale.
Jean-Claude Marcourt, par contre, profitera du non-Waterloo socialiste pour continuer d'oeuvrer au redressement de la Wallonie. Il est assez drôle de relire aujourd'hui ses déclarations de campagne. "J'ai fait preuve d'un enthousiasme extraordinaire devant la proposition européenne", avait-il déclaré après qu'Elio Di Rupo l'eut placé en tête de liste. Il avait juré-craché qu'il siégerait, contrairement aux élus de 2004, qui avaient renoncé à leur mandat. Elio avait même improvisé un slogan en l'honneur de son candidat: "Stop Barroso, go Marcourt". Il est interdit de rire.
Il y a une socialiste qui, en tout cas, défendait activement dès dimanche soir le retour de Jean-Claude Marcourt en terre wallonne. C'est Véronique De Keyser, deuxième élue du PS au Parlement européen. Rappelant qu'il fut "un tellement bon ministre de l'économie", Véronique a expliqué à la RTBF espérer "qu'il retourne à la place importante qu'il avait", tout en souhaitant "qu'il garde un pied en Europe".
On comprendra mieux cette déclaration en se souvenant que si Jean-Claude Marcourt ne siège pas, Mme De Keyser aurait, en vertu des règles complexes de répartition des responsabilités au Parlement européen, davantage de chances d'obtenir un poste de choix, comme la présidence de la commission des Affaires étrangères...

mercredi 27 mai 2009

Pré-accord pré-électoral?

L'ensemble de la presse belge propose ses carnets de campagne et à cette occasion l'éditorialiste du Soir Luc Delfosse a choisi de suivre quelques ténors battre le pavé à la recherche de l'électeur. Dernièrement, il était dans la foulée du chef de file d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, qui est apparu très sûr de son destin en croisant un ponte du MR, Hervé Jamar. "Alors, le 8, on commence à discuter ?", s'est exclamé Javaux cité par Le Soir, suscitant de gros rires gras. La messe est-elle dite? Au PS, on semble résigné. Présidant la Commission des Affaires sociales de la Chambre, Yvan Mayeur semble tout aussi certain de son destin que le sieur Javaux l'est du sien, nous a-t-on rapporté. "Vous verrez quand on sera dans l'opposition", aurait-il lancé tout aussi récemment pendant les débats parlementaires. Et là aussi, on a bien ri.

Durum

lundi 23 mars 2009

Hourra ! Une bonne proposition fiscale du MR !

Nous n’avons pas ménagé, sur ce blog, nos critiques à l’encontre des intérêts notionnels et des autres inepties concoctées au ministère des Finances. C’est dire notre joie en entendant le député PS Yvan Mayeur rétorquer du tac-au-tac à Didier Reynders, en plein débat à la Chambre sur les paradis fiscaux, que "la prochaine fois, on demandera votre département, comme ça on y mettra bon ordre".
La Boulette n’est pas pour autant un organe sous-terrain du Parti socialiste. La dernière proposition du secrétaire d’Etat à la fiscalité Bernard Clerfayt, l’étoile montante du MR, me donne une occasion de le prouver. Car l’idée est bonne et mérite d’être défendue.
L’homme préconise de baisser les impôts sur le travail à hauteur de 1% du PIB et d’augmenter d’autant la taxation de l’énergie, soit une opération budgétairement neutre qui permettrait de rapprocher la Belgique des modèles vertueux mis en place ailleurs en Europe.
Selon l’OCDE, la fiscalité verte ne pèserait chez nous que 2,4% du PIB, contre 2,9% en moyenne dans les pays voisins (et des taux bien plus élevés encore dans les pays nordiques). L’impôt sur le travail constitue quand à lui un frein à l’embauche. D’après le bureau du plan, une baisse équivalente à 0,5% du PIB permettrait de créer 60.000 emplois.
L’idée de Bernard Clerfayt signifie concrètement qu’employeurs et travailleurs paieraient moins d’impôts, mais que tous les Belges verraient leur facture d’énergie augmenter. Elle risque de heurter les socialistes, puisqu’elle se solderait par une perte relative de pouvoir d’achat pour les chômeurs et les allocataires du CPAS. Le PS parle même d'aller dans l'autre sens, et de baisser la TVA sur l’énergie! En période électorale, on l’imagine bien accuser les libéraux d’accorder au cadeau fiscal aux patrons sur le dos des plus pauvres. Ce serait une erreur grossière.
Il est avéré que le coût de la prévention du changement climatique ne représente qu’une fraction de celui des conséquences du changement climatique. Il faut orienter dès maintenant la dépense dans ce sens, et ce projet doit être porté par toute la société, pas seulement par les pouvoirs publics. Augmenter graduellement la fiscalité sur l’énergie est un pas dans la bonne direction. L’argument selon lequel une telle mesure serait inéquitable tient de l’aveuglement économique et écologique, mais aussi d’une certaine forme d’égoïsme : car si les pauvres de Belgique éprouveront encore un peu plus de difficultés à boucler leurs fins de mois, que dire des très pauvres dans les pays du Sud, qui affrontent déjà, et bien plus sérieusement, les dégâts du réchauffement ?
Le glissement fiscal serait aussi une bonne mesure pour l’emploi : il permettrait aux entreprises d’engager plus. On pourrait même, en guise de provocation conclusive, penser que ce transfert (limité) de richesse des allocataires vers les travailleurs constitue une bien meilleure incitation à chercher du travail que la "chasse aux chômeurs"...

Colonel Moutarde

mercredi 25 février 2009

Didier Reynders, le Prince-Evêque qui se voulait Roi-Soleil

Le 10 juin 2007. Didier Reynders pavoise. Il a réussi, à la surprise de beaucoup, le rêve qu'il ambitionnait, placer sa formation sur la plus haute marche du podium en Wallonie. Le PS est défait. Le MR devient le premier parti francophone. Il récupère son bastillon bruxellois, perdu aux régionales de 2004, et, pour la première fois, gagne en Wallonie. Le jour est historique. Il marque aussi le début du déclin.
Moins de deux ans plus tard, Didier Reynders s'effondre sur tous les fronts. S'il ne confirme pas sa victoire le 7 juin 2009, il sera balayé, brûlé, enterré, y compris par ceux qui jusqu'ici l'ont soutenu.

Aux Finances, le laisser-aller

Le 10 juin 2007, Didier Reynders était déjà fort décrié, singulièrement au nord du pays, pour sa gestion jugée erratique de l'administration des Finances. A la tête du département depuis dix ans (3ème place au hit-parade des records de longévité depuis 1830), le ministre des Finances y a introduit l'informatique qui a notamment permis le développement de certaines applications qui bien que décriées à leur début (la mise en place précipitée aura coûté la bagatelle de 883 millions d'euros disparus dans une erreur d'enrôlement) constituent sans conteste une avancée (tax-on-web, scanning...)
Mais au-delà de ces progrès techniques d'encodage, la politique imprimée par Didier Reynders n'aura fait qu'accentuer, année après année, avec l'aval de ses partenaires, une stratégie ne profitant qu'aux plus riches. Réforme fiscale saupoudrée sur toutes les tranches barémiques mais surtout bénéfique aux particuliers les plus nantis, aux banques, aux multinationales, au monopole énergétique (supression du taux le plus élevé, deux amnisties fiscales, intérêts notionnels débridés -qui pose question à la Commission européenne), lutte contre la fraude fiscale essentiellement limitée à des opérations style phone shops flattant l'électorat du Mouvement Riche (MR), copinage visant à replacer ses hommes dans les hauts lieus de la finance (banques, Euronext, BNB, CBFA), vente d'un tiers du patrimoine de l'Etat au profit du secteur immobilier, évaporation des recettes fiscales (en partie due au retour de conjoncture), etc.

Banco! Et patatras

Pourtant, le monde de la finance et des banques lui a mal rendu ces quelques coups de pouce. A la manoeuvre dans la gestion ("Yves Leterme et moi-même") de la crise bancaire générée par ses amis du management, DJ Bling Bling a soudain dû lutter contre les vents contraires des actionnaires minoritaires avides de vengeance à l'égard de l'establishment financier qu'ils rendent coupables de les avoir plumés. Son plan pour les banques est foulé au pied après une décision de justice dont une Commission d'enquête parlementaire devra (?) juger s'il a, avec Yves Leterme, tenté d'en influencer le cours.

Perseverare Diabolicum

Arrogant à l'extrême, M. tout-va-bien n'en a pas moins persévéré dans sa stratégie de la terre brûlée visant à faire bouger le centre de gravité en Wallonie, avec pour conséquence l'isolement, puisque même Ecolo, dont l'appareil fut dans un premier temps séduit par la perspective de pouvoir bouter dehors les socialistes, a aujourd'hui pris ses distances et serait favorable, si le résultat des élections le permet, à participer à des oliviers.
DJR n'a pas tiré les leçons de la période orange bleue durant laquelle, à force d'humilier Joëlle Milquet, il aura contribué, aux côtés de Laurel Leterme, à faire échouer l'émergence d'une coalition de centre-droit.
Entre-temps, la gestion erratique du ministre des Finances explose sur la place publique. Mais elle ne date pas d'hier.
Le fidèle Jean-Claude Laes, ancien chef de cabinet, a été recalé pour insuffisance à la tête de l'administration. Depuis deux ans, personne n'en a repris officiellement les rênes.
Pire, il y a une semaine, le Conseil d'Etat a annulé toute la composition du Comité de direction des Finances au risque de voir jetées aux orties les décisions prises par ledit Comité à l'endroit des contribuables. Le Conseil d'Etat a rendu un arrêt sévère, estimant que Didier Reynders s'est montré incapable de mener à bien la réforme de son administration. Il était prévu il y a près de dix ans, dans la foulée de la réforme Copernic, que l'administration des Finances accouche de sa propre réforme dite Coperfin. Celle-ci est à peu de choses près restée lettre morte.
Enfin, le ministère des Finances devait installer un service de médiation. Nulle trace au SPF.

Au MR, cela sent la poudre (d'escampette)

Dans son propre parti, cela commence à gronder. L'arrivée du populiste Rudy Aernoudt sur les listes MR a failli faire exploser son Mouvement, le FDF étant à deux doigts de larguer les amarres. Plus progressiste et laïc, le FDF ne se reconnaît plus dans un MR aux accents sarkozy-berlusconiens. Né sur le terreau social-chrétien, le petit MCC ne cache pas non plus son malaise. Pour la première fois peut-être, Didier Reynders a dû faire volte-face, frisant l'humiliation. Risquant une chute précipitée, il a préféré renoncer à accueillir Rudy Aernoudt 48 heures après l'avoir embaûché. Et la famille Michel se tient en embuscade.

De l'éthique étique

Pourfendeur du manque d'éthique socialiste, le MR n'est pas, lui non plus, porteur d'exemple. Après Daniel Ducarme, alors ministre-président bruxellois, c'est, il y a quelques semaines, l'échevin chevalier blanc de Charleroi Philippe Sonnet qui a été pris en défaut de ne pas avoir rentré pendant plusieurs années ses déclarations fiscales... sans jamais inquiéter l'administration. On se souvient d'Olivier Chastel oubliant de déclarer au fisc son état marital. Présumé innocent, le sénateur Richard Fournaux est inculpé de corruption passive dans une affaire de casino. Son immunité parlementaire a été levée.
Le MR est également habile à dénoncer le cumul des mandats, oubliant que le champion toutes catégories oeuvre en ses rangs. Avec ses quelque 40 strapontins, un certain député permanent liégois prénommé Georges n'hésite pas à user de son patronyme comme slogan "Votez Pire, c'est mieux!".
Le 7 mars, Didier Reynders entre en campagne avec un bilan catastrophique. Son unique programme consiste à mettre le PS dans l'opposition.
N'écoutant que son orgueil, il a fini par se brûler les ailes, au risque, le 7 juin, de couler à pic dans la Meuse. Bruegel l'Ancien n'aurait rêvé plus beau modèle. Le PS non plus.

Durum

mardi 24 février 2009

Rudy Aernoudt n'est plus au MR

L'idylle entre Rudy Aernoudt et le MR n'aura donc tenu que 48 heures. Sous la pression du FDF (et du MCC), le président du MR, Didier Reynders a finalement fait volte-face. C'est probablement la première fois.
Il a senti que le FDF était sur le point de lui échapper.
A cet égard, les hypothèses sur les motivations du FDF circulent. Il est difficile de penser que le FDF se soit réveillé subitement un lundi matin après des semaines de négociations avec LiDé et l'officialisation des relations entre le MR et Aernoudt durant le week-end.
Bien sûr le FDF n'a jamais été idéologiquement partisan de cette relation mais de là à annoncer dans la presse qu'il claque la porte, il y a une marge.
Au MR, on était secoué lundi. Certains voyaient dans cette sortie la volonté du président Olivier Maingain de montrer ses griffes sur le plan communautaire à quelques encablures des élections. Peu crédible. Maingain a toujours pu le faire au sein du MR.
Pourquoi en dehors? Par crainte de voir la stratégie Reynders confirmer le MR dans un rôle d'opposition. Dans le quotidien De Morgen du week-end dernier, Olivier Maingain s'est positionné en candidat ministre de la Culture. On voit mal Olivier Maingain disparaître en endossant une fonction peu visible vu les manques de budget au sein de ce département. En revanche, il s'est dit aussi, y compris dans d'autres formations, que Didier Gosuin a fait un rapide calcul. Ancien ministre bruxellois lorsque son parti était en majorité, Didier Gosuin ne veut plus continuer à lanterner dans l'opposition. Il craint aussi la stratégie Reynders du "seul contre tous". Didier Gosuin aurait vu d'un bon oeil que le FDF largue les amarres, se présente seul aux élections et intègre l'olivier bruxellois.
Le seul à ne pas avoir embrayé dans le putsch du 23 février a été Bernard Clerfayt. Il s'est contenté lundi d'attendre une "clarification" du MR après l'arrivée de Rudy Aernoudt. Il faut dire que la Sarah Palin de la politique belge est la plus exposée aux foudres de Reynders dont il est secrétaire d'Etat adjoint.
Une autre hypothèse qui circule veut que toute cette affaire a été montée par DJ Bling Bling pour décridibiliser Aernoudt. Celui-ci était venu pour sauver la Wallonie mais il est rapidement apparu qu'il visait un très rémunérateur strapontin à Strasbourg. Il n'est même pas domicilié en Région wallonne et ne peut donc pas figurer sur une liste pour les élections régionales. Aujourd'hui, Aernoudt se retrouve Gros-Jean comme devant et devrait disparaître du paysage politique frnacophone aussi rapidement qu'il y était arrivé. On sait Reynders capable de tout mais de là à fomenter de tels coups qui ont failli décrocher sa propre formation de son centre de gravité, il semble y avoir un pas qu'il n'eut pu franchir au nom d'un minimum de réalisme.
La suite au prochain numéro. Le 7 juin. Soit Reynders réussit son coup, confirme son statut de premier-francophone-premier-wallon-premier-bruxellois et ses détracteurs pourront définitivement se coucher. Soit il se plante et c'est la bérézina. Le clan Michel revient aux affaires, le FDF fait le point et les Destexhe-Jeholet vont manger leur pain noir.

Durum

samedi 21 février 2009

Rudy Aernoudt au MR

Le président de LiDé Rudy Aernoudt sera présent aux côtés du MR pour les élections du 7 juin. Didier Reynders et Rudy Aernoudt ont officialisé leurs fiançailles samedi.

Durum

samedi 24 janvier 2009

Louis Michel veut à nouveau s'afficher sur la scène belge. Quid DJ Reynders?

Son avenir politique étant incertain, Louis Michel reprend le baton du pèlerin. A plusieurs sources, on indique qu'il fait connaître son intention de "reprendre le combat" sur la scène politique belge.
Louis Michel est à peu près certain de ne pas rempiler à la Commission européenne. Sa seule possibilité serait de profiter d'une neutralisation entre le CD&V et le VLD, qui tous deux convoitent le poste dévolu à la Belgique. Encore Louis Michel devrait-il alors tenir compte du résultat des forces en présence, y compris en francophonie, les cartes étant rebattues le 7 juin. Rien ne dit que le PS, peut-être un des partis les plus à l'aise dans le contexte de crise actuelle, n'entre dans la danse.
(Quasi) exit la Commission donc pour Louis Michel dont le clan serait à nouveau inquiet de la stratégie du patron du MR Didier Reynders qui à force de vouloir "faire bouger le centre de gravité" pourrait finir par... se retrouver tout seul dans l'opposition, à tous les niveaux de pouvoirs.
On dit aussi, à plusieurs sources, que Louis Michel aurait repris langue avec le président du PS, Elio Di Rupo. Lui qui ne cesse de pourfendre la philosophie "libérale" qui vient de mettre le monde sans dessus dessous serait plutôt partisan de gouverner au sein d'une majorité du progrès. Il se passerait donc volontiers d'un pacte avec le "ministre des banques" dont il fustige l'arrogance et le mépris. Louis Michel va-t-il réussir à se rappeler à la mémoire de l'Empereur du Boulevard en le convaincant que ses idées d'un libéralisme moral et régulé sont plus que jamais d'actualité? Et comment réagira DR? Décidément, les prochaines semaines seront passionnantes. Et cruciales. Une fois de plus. On ne voit cependant pas encore se lever le brouillard qui est tombé sur la Belgique à la mi-2007 et qui, depuis, paralyse le débat démocratique.

Durum

lundi 30 juin 2008

Schaerbeek: FDF comme Front démocratique des Fachos? Ecolo rompra-t-il le cordon?

L'info émane de la Tribune de Bruxelles dans son numéro du 12 juin: l'échevin de Schaerbeek Sait Köse (MR-FDF) a participé au 10e Congrès des militants du parti d’extrême droite turque MHP. L'échevin ne nie pas et n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai en la matière. A l'auteur de l'article, il explique "qu’il a répondu à une invitation d’associations reconnues et subsidiées par l’Etat belge". Il ne voit aucun inconvénient à prendre la parole dans un meeting d’extrême droite.
L'intégration de loups gris sur les listes électorales a fait l'objet d'une polémique durant la campagne électorale locale en 2006 affectant le parti socialiste coupable de s'être fourvoyé. Il apparaît aujourd'hui que les loups gris ont intégré le Collège MR-Ecolo. Le président du FDF, Olivier Maingain, va-t-il réagir ou se contentera-t-il de faire "l'autiste"? Quant aux donneurs de leçon d'éthique politique, j'ai nommé Ecolo, on imagine qu'ils seront intransigeants, obligeant leur partenaire à se séparer des brebis galeuses en mettant en balance leur participation.

Durum

mercredi 30 janvier 2008

Budget belge: la coopération va trinquer

Ca chauffe pour Yves Leterme. Le pauvre homme n’est pas seulement chargé de trouver une issue à la grave crise institutionnelle du pays, il doit aussi se farcir, en tant que ministre du budget, l’un des pires exercices budgétaires de ces dernières années. Les caisses du Royaume sont vides. Et M. Leterme a deux semaines pour trouver un peu plus de trois milliards d’euros.
Dans les moments difficiles, l’égoïsme a souvent tendance à reprendre le dessus. Verhofstadt III n’échappe pas à la règle. La Boulette a appris de source bien informée que le gouvernement intérimaire s’apprête à retarder de cinq ans l’objectif de 0,7% du PIB pour l’enveloppe de l’aide au développement.
Il était prévu que la Belgique l’atteigne en 2010, cinq ans avant l’échéance fixée au niveau européen. Désormais, il est plus probable que le pays ne fasse pas d’excès de zèle et se contente d’y arriver en 2015. Après tout, cinq ans de plus ou de moins, cela ne fera pas une grande différence : la première fois que les pays riches se sont engagés à atteindre 0,7% du PIB, c’était en 1970. Alors quarante ans ou quarante-cinq ans de retard, vous comprenez bien que le gouvernement s’en contretape.
Tout le gouvernement ? Non. Il y en a un qui sera probablement mois heureux, c’est Charles Michel, le nouveau ministre de la coopération au développement. Souvenez-vous, il avait épinglé son prédécesseur, Armand De Decker, pourtant du même parti que lui. « Les chiffres provisoires relatifs à la coopération au développement pour 2007 ne sont en effet guère fameux. J'ai l'intention de mettre un terme à cette tendance », s’était-il enflammé. Il devra sans doute revenir à des dispositions plus modestes, tout fiston de Big Loulou qu’il soit.

samedi 1 décembre 2007

Les nationalistes corrigent la copie du formateur

Rétroactes d'une semaine cruciale dans la crise institutionnelle que traverse la pays. Lundi soir, le 26 novembre, la N-VA réunit un Bureau de parti qui focalise l'attention de tous les médias après les convergences dimanche sur la note du formateur censée préparer une réforme de l'Etat. La réunion de dimanche soir se termine autour d'un cadre équilibré que les différents partis de l'orange bleue s'engagent à défendre le lendemain devant leurs bureaux de partis. Lundi, cdH, MR et Open Vld valident l'accord. Paralysé, par la N-VA, le CD&V ne s'exprime pas clairement. On sait aujourd'hui que la N-VA n'a jamais eu l'intention de donner son aval à la note du formateur. Le Bureau est l'occasion d'un moment de franche rigolade. On y boit du champagne. Les gros bras nationalistes relisent le programme institutionnel du cartel, soulignent tous les points qui ne figurent pas dans la note du formateur et envoient le tout à Yves Leterme. Ils viennent de tuer l'ex-futur premier ministre. Mais le cartel, Leterme l'a créé. C'est sa chose. Sachant que l'orange bleue est morte, il va dès lors passer la semaine à trouver une stratégie qui permet à son cartel de garder la face. Il modifie sa note qui redevient inacceptable pour les francophones. La suite est connue. Selon un scénario moult fois ressassé depuis six mois, les libéraux, flamands et francophones font front, le MR offrant un discours schizophrénique, Didier Reynders et Olivier Maingain se contredisant. Mme Non est isolée. Et rendue responsable du clash.