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samedi 17 octobre 2009

Anne-Marie Lizin ouvre un Bureau d'accueil pour femmes battues au Sénat

L'ancienne présidente du Sénat Anne-Marie Lizin, suspendue il y a quelques mois du parti socialiste, est venue au secours de l'ex-chef de groupe MR dans la même assemblée, Christine Defraigne, défenestrée cette semaine pour insubordination. "Je voudrais commencer mon intervention en saluant une chef de groupe que j’ai beaucoup appréciée pour son travail et, plus particulièrement, pour sa dernière proposition (relative à l'interdiction de la burka) qui, je l’espère, poursuivra son chemin. Le machisme est a son comble, dans les partis politiques. Elle en est victime et c’est dommage", a indiqué Mme Lizin en plein débat sur la déclaration de politique générale.

En politique, les retournements de situation sont légion. On se souvient que Mme Defraigne avait flingué l'ex-maïeure hutoise lorsque celle-ci, alors présidente du Sénat, était venu demander un geste à une magistrate dans une affaire de droit familial concernant une femme qu'elle présumait malmenée. S'excusant d'avoir franchi les limites de la séparation des pouvoirs, Mme Lizin avait pu conserver son perchoir, en dépit des attaques de la mère Defraigne. Elle ne semble aujourd'hui plus tenir rigueur à la fougeuse sénatrice MR de sa spectaculaire sortie de l'époque. Un front des passionarias liégeoises est-il en train de naître sous les ors du Sénat?


Durum

mardi 18 décembre 2007

L'hyperréalisme d'Anne-Marie Lizin entame son crédit

En quelques semaines de temps, la pasionaria du parlement belge, Anne-Marie Lizin, vient de démontrer en deux nouveaux exemples à quel point son credo de politique pragmatique poussé à son paroxysme sur la scène internationale la décridibilise totalement.
Envoyée par l'OSCE, dont elle assure la vice-présidence du parlement, superviser les élections législatives russes, Mme Lizin a dit n'avoir constaté "aucun problème de procédure" dans son communiqué de conclusion. Son collègue Kimmo Kiljunen, vice-président de la même assemblée a fourni une analyse plus nunancée. "A chaque fois que j'entends [des chiffres comme] 99 % de participation, cela me pose un important problème car je sais que dans une situation normale il est impossible que tout le monde vote", a-t-il indiqué au quotidien Le Monde.
Plus récemment, alors que la gauche française s'est vue offrir un boulevard pour dénoncer les atermoiements sarkozyens sur les droits de l'homme et le terrorisme dans le cadre de la (même pas) lucrative visite du président libyen Mouammar Khadafi, le sixième sens pragmatique de la bouillante sénatrice-bourgmestre de Huy l'a poussée à se rendre illico presto dans la ville lumière se prosterner sous la tente du dictateur.
On connaît le credo des réalos: mieux vaut se montrer flexible avec ceux qu'on a et négocier ce qui est possible plutôt qu'aller à l'affrontement et se voir fermer toutes les portes au risque même de voir émerger des despotes pire encore que leurs prédécesseurs.
Mme Lizin avait déjà donné un aperçu de ses talents en la matière en prônant la fermeture de Guantanamo, non pas pour des motifs humanitaires (elle jugeait même Guantanamo plus respectueuse des droits de l'homme qu'une prison belge) mais parce qu'elle jugeait les Américains incapables d'y recueillir des éléments suffisamment probants dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
La flexibilité quand elle se pratique aux dépens de la dignité humaine ne fait qu'accroître le déni de démocratie. Il ne manque plus à la reine du Condroz qu'à se trouver un Carla Bruni (la Boulette propose un shooting à Plopsaland avec Mika, Ndlr) pour faire diversion. Mais la diversion, mémé Lizin, cela ne lui ressemble pas.