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jeudi 29 octobre 2009

De la différence entre Didier Donfut et Jean Sarkozy

En Belgique comme en France, deux nominations controversées à la tête d’organismes parapublics ont défrayé la chronique ces derniers jours. A ma gauche, Didier Donfut : le moustachu hennuyer vient d’être élu à la présidence de l’Intercommunale Gazière du Hainaut (IGH), quelques mois à peine après avoir été contraint de mettre un terme à son contrat de conseiller attaché à la même intercommunale, en raison, rappelons-le, d’émoluments jugés peu en ligne avec les valeurs socialistes, voire la morale, d’autant plus qu’il avait confié ses affaires à son fils.
A ma droite, Jean Sarkozy : le rejeton présidentiel français a quant à lui échoué à se faire élire à la tête de l’EPAD, l’organisme chargé de gérer le plus important quartier d’affaires parisien, après plusieurs jours d’émoi public intense.
Les issues différentes des deux affaires nous disent-elles quelque chose sur les coutumes politiques des deux pays ? En France, malgré la toute-puissance sarkozienne, l’indignation du public fait avorter une promotion inappropriée. Du côté wallon, il semble que cela ne soit pas le cas. Il se pourrait qu’on soit moins poujadiste en Belgique. A moins qu’on ne soit plus résigné face au comportement inadéquat de la classe politique ? Plus habitué au copinage ? Loin de nous l’idée de tirer de grandes conclusions.
Au fait, dans l’hexagone on s’émeut du coût de la présidence de l’UE, en 2008, avec en ligne de mire une douche présidentielle à côtés de laquelle celle de Marie Arena semble ridiculement bon marché. Le tout pour un budget total de 170 millions d’euros, une somme qui suscite la polémique en France. A comparer avec les 100 millions que coûtera la présidence belge de l’UE en 2010 (plus du double des sommes dépensées lors de la dernière présidence, en 2001). Par tête de pipe, la facture sera nettement plus salée en Belgique.
Mais tout n’est, sans doute, qu’une question de perspectives...

Colonel Moutarde