Six mois après avoir conquis un titre de champion de Belgique qu'il attendait depuis vingt-cinq ans, le Standard vient de remporter sa quatrième victoire d'affilée en Coupe d'Europe, se qualifiant pour les 16ème de finale de la Coupe de l'UEFA.
La sympathie qu'inspirent le club liégeois et son public ne peuvent cependant masquer le malaise éprouvé face aux méthodes du club pour museler les médias qui choisissent de dépasser le stade de l'exaltation journalistique.
C'est ainsi que depuis un sujet réalisé par le JT de la RTBF sur Lucien D'Onofrio, le vice-président du Standard, condamné en France à 2 ans de prison dont six mois fermes (qu'il n'exécutera pas comme le veut la tradition pour les courtes peines) pour des transferts suspects en sa qualité d'agent, le Standard interdit à toute l'équipe d'accorder des interviews à la radio-télévision de service public.
On en parle peu mais ce genre de pressions visant à empêcher les journalistes d'exercer leur métier avec le regard critique qui est censé s'imposer est monnaie courante dans le milieu du football. La famille Bayat a usé de méthodes parfois violentes notamment à l'endroit de Foot Magazine.
Et ce n'est certainement pas de l'Union belge qu'il faut attendre l'exemple à montrer en matière de probité. Là, le panier de crabes qui dirige la maison football Belgique a décrété un boycott de la RTBF-Télé, lassé par les critiques du sulfureux Stéphane Pauwels. L'entraîneur des Diables rouges réserve lui, pour des raisons commerciales, ses seules interviews télévisées en français à RTL depuis 2006.
Dans la presse écrite, rares sont les échos qui dénoncent cette situation. On préfère probablement botter en touche.
Durum
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mercredi 3 décembre 2008
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