En deux coups de balai et autant de bruits de bottes, l'hebdomadaire flamand Knack qu'édite le groupe Roularta vient de s'illustrer comme digne successeur de cette presse catholique de droite qui il y a soixante ans se plaisait à traîner dans la boue l'establishment politique au nom d'une morale nauséabonde et d'une stratégie destinée à déstabiliser une démocratie trop dérangeante à ses yeux.
En quelques jours, Knack s'en est pris de manière violente à la ministre Laurette Onkelinx puis au sénateur Patrik Vankrunkelsven, dévoilant au grand jour des difficultés relevant de leur vie privée et sans lien aucun avec la fonction politique qu'ils occupent.
Cette dérive particulièrement grave est condamnable tout autant que le contexte de polémisation et de peoplelisation de l'information dans laquelle elle s'inscrit. Que Père Ubu, colporte à son tour cette puanteur peu ragoûtante, n'étonne guère, tant la prose dont dégouline cette feuille de chou est trempée du venin de la droite extrême. On savait Knack et son éditorialiste Rik Van Cauwelaert très catho-conservateur. Là, il a franchi une limite.
Durum
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mardi 10 novembre 2009
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